CONFERENCE
DE PRESSE DU COMITE DE SOUTIEN ET DE SAUVEGARDE DE L’EMPLOI INDUSTRIEL DU SITE
FORD
Lors du forum
organisé par les élus du CE et les
organisations syndicales de Ford le 23 février, a été proposé par l’un des
participants de créer un Comité de soutien aux salariés de l’entreprise et
celui-ci appelait tous les gens de bonne volonté à le constituer très
rapidement.
Dès le 28
février 2008, lors d’une réunion organisée sur le site de Ford, le Comité de
soutien et de sauvegarde de l’emploi industriel est constitué.
Ouvert à
l’ensemble des citoyens soucieux du devenir industriel de notre région ainsi
qu’aux organisations syndicales et aux
partis politiques qui le souhaitent, il
ne remplacera pas la lutte des salariés de l’usine, mais il agit et agira en
complémentarité à la lutte des salariés de
l’entreprise.
Le Comité de soutien et de sauvegarde est à
l’initiative d’un appel sous forme d’une lettre pétition, qui a déjà été
signée par 3902
personnes dont 1912 en
ligne sur le site du CE.
Ce texte a été
envoyé aux 542 maires du département afin que chacun en fasse bon usage ( prise
de position en conseil municipal, signature par tous les élus, et appel aux
habitants de chaque commune à signer le texte) Déjà 14 d’entre elles nous ont
retourné leur intervention et signatures de
l’appel.
A CE SUJET,
NOUS APPELONS LES CITOYENS A INTERPELLER LEURS ELUS POUR QUE GRANDISSE
L’EXIGENCE DU MAINTIEN DE L’EMPLOI
INDUSTRIEL SUR LE SITE.
Le comité
s’est adressé à tous les groupes politiques du département.
Alors pourquoi
une conférence de presse aujourd’hui ?
Pour faire le
point et refuser le défaitisme
ambiant.
Non, Ford ce n’est pas
fini !
Le 26 mars, une délégation du CE était reçue à Cologne par Ford Europe.
Plusieurs sujets ont été abordés ; les médias (TV7, France 3, Sud-Ouest) ont
rapporté les propos des représentants
reçus par M. BENNET. Celui-ci a annoncé que deux équipementiers
pourraient être intéressés par le site. Cependant, une espèce de chantage à
l’emploi se fait jour : « Si vous continuez à manifester, cela risque de faire
fuir les éventuels repreneurs ».
Là, le CSS
pose la question très clairement : qui est le « vilain » dans cette affaire ?
Les salariés qui veulent défendre l’emploi ou Ford qui refuse de divulguer le
nom d’éventuels équipementiers ? Nous sommes des citoyens responsables et nous
appelons les élus politiques du département et Mme Lagarde, la Ministre de
l’emploi qui doit venir présider la prochaine réunion du Comité de pilotage à la
préfecture, à prendre les nouvelles propositions au sérieux si elles s’avèrent
réelles.
Nous rappelons
que la disparition de Ford concerne directement
mille huit cents salariés et leurs
familles, dix mille en considérant la sous-traitance et les emplois
induits, et au-delà, toute la population de la C.U.B et du département tout entier par la diminution
des recettes fiscales qu’elle entraînerait.
Rappelons
simplement que Ford génère 8,6 M€ de taxe professionnelle sur les 177 M€ de
ressource du département. ( chiffre 2006 ) Toutes les communes subiraient des
baisses budgétaires importantes qu’elles devront compenser par des hausses
d’impôts plus importantes ou de ne plus satisfaire des besoins publics.
Ford a acheté
le terrain viabilisé pour le franc symbolique le mètre carré. Il a bénéficié d’aides publiques diverses :
aménagement de voierie, voie de chemin de fer, aides de la mairie de
Blanquefort, aides de la Région pour la
formation …
Ford a fait
des bénéfices durant plus de 30 ans et a largement rémunéré ses actionnaires. Et
aujourd’hui, cette multinationale pourrait partir sans autre forme de procès ?
Ford a les
moyens de réinvestir pour l’avenir. Certes les boîtes fabriquées aujourd’hui
sont dépassées; ( Bv à propulsion ) mais n’aurons-nous
pas besoin d’automobiles demain équipées de boîtes à vitesses automatiques
générant des économies d’énergie?
Les
salariés et leurs organisations syndicales avancent l’idée d’un site industriel
de la voiture propre.
Les notions
d’écologie et de développement durable sont employées à chaque moment.
Eh bien, il y
a là un beau défi à relever, d’autant que des coopérations industrielles sont
possibles. La Gironde a des atouts certains ; pourquoi ne pas mettre en relation
la SAFT, Dassault ? Solectron ?
ALLONS-NOUS LAISSER PASSER CETTE OCCASION
INDUSTRIELLE D’AVENIR SANS REAGIR ?
Nous demandons
à tous les élus politiques, en particulier au président de la Région et au futur
président de la CUB de réunir rapidement les partenaires sociaux et économiques
compétents pour enfin prendre en compte sérieusement les propositions faites
depuis longtemps par l’intersyndicale du site.
Nous leur
demandons d’interpeller les dirigeants du FMI en la personne de Monsieur
STRAUSS-KAHN et de l’OMC en la personne de Monsieur LAMY afin que ces dirigeants
puissent intervenir auprès de Monsieur MULLALY
N° 1 de la
Ford Motors Compagny et d’exiger de ce dirigeant une
meilleure prise en compte de l’excellence de ce site industriel.